couloir


couloir

couloir [ kulwar ] n. m.
• 1378 « ce qui sert à faire couler »; coledoir XIIe; de couler « glisser »
1Passage étroit et long, servant de dégagement pour aller d'une pièce à l'autre, d'un lieu à l'autre. corridor, galerie, passage. « un long couloir, très long, qui est commun à vous et aux autres dans cette maison » (Duras). Les couloirs du métro.
Les couloirs d'une assemblée politique. Conversations, intrigues de couloir, qui ont lieu autour de la salle des séances. Bruits de couloir : informations officieuses dont on ignore la source. ⇒ rumeur.
Couloir d'un wagon de chemin de fer. Un coin couloir (opposé à fenêtre) . Les couloirs d'un navire. coursive .
2Passage étroit ( canal, conduit). Couloir où passe le film dans un appareil de projection.
3Géogr. Dépression allongée. détroit, goulet. Le couloir rhodanien. Fleuve encaissé dans un profond couloir. gorge. Ravin à flanc de montagne. Couloir d'avalanche.
4Zone étroite et allongée servant de passage à certains véhicules. Couloir aérien : itinéraire qu'un avion est obligé de suivre (pour éviter les collisions). Couloir de navigation. rail. Couloir d'autobus : partie de la chaussée réservée aux autobus et aux taxis.
Couloir humanitaire : passage ménagé pour acheminer les secours aux civils dans un pays en guerre.
5Tennis Une des deux bandes situées de part et d'autre du rectangle formant la partie médiane du court. Les couloirs ne sont utilisés que dans le double. Ski Figure d'un slalom, comprenant 2, 3 ou 4 portes horizontales. Courses Bande longitudinale d'une piste d'athlétisme, réservée à un seul coureur dans les courses de vitesse. Le couloir extérieur, intérieur. corde.

Couloir portion de voirie urbaine réservée à la circulation exclusive de certains véhicules pour en améliorer le trafic.

couloir
n. m.
d1./d Passage de dégagement, de forme allongée, qui permet d'aller d'un point à un autre. Couloir d'un appartement, d'un immeuble.
|| (Plur.) Galeries avoisinant une salle de séance.
Bruits de couloirs: nouvelles officieuses recueillies dans les couloirs.
|| (Afr. subsah.) (Souvent au Plur.) Fam. Appui permettant d'obtenir un avantage, piston. Faire couloir, faire les couloirs: chercher à se faire pistonner.
d2./d GEOL Passage étroit délimité au sein d'un relief, d'une étendue. Rivière encaissée dans un couloir pierreux.
|| SPORT Bande délimitée sur une piste d'athlétisme, dans un bassin de natation, etc., réservée à un seul concurrent (sauf dans les relais).
|| AVIAT Couloir aérien: itinéraire imposé à la circulation aérienne.

I.
⇒COULOIR1, subst. masc.
Lieu de passage.
A.— CONSTRUCTION
1. Passage qui met en communication plusieurs pièces, appartements ou immeubles, ou qui leur sert de dégagement. Après un lent et insipide piétinement sous un long couloir sombre, qui serpentait dans le palais comme le canal intestinal du vieil édifice, il parvint auprès d'une porte basse (HUGO, N.-D. Paris, 1832, p. 350) :
1. Un escalier en colimaçon, à rampe de bois graisseuse; des odeurs et des lueurs de quinquets; des portes, des paliers; tout cela étroit, un labyrinthe de couloirs, de corridors, quelque chose comme ces endroits resserrés où l'on va toujours dans les rêves.
E. et J. DE GONCOURT, Journal, 1863, p. 1274.
[P. anal. de forme ou de fonction] D'étroits couloirs liquides s'ouvrent profondément sous les ramures (GIDE, Voy. Congo, 1927, p. 703). Des couloirs d'ombre sèche (ARAGON, Beaux quart., 1936, p. 139) :
2. Le long des sentiers creux, dans la nuit verte, nous rencontrions des femmes qui allaient à Toulven entendre la première messe du matin. Du fond de ces longs couloirs de verdure, on les voyait venir avec leurs collerettes, avec leurs hautes coiffes blanches, dont les pans retombaient symétriques sur leurs oreilles...
LOTI, Mon frère Yves, 1883, p. 211.
3. ... nous nous engageons au couloir infini de la rue chinoise, tranchée obscure et mouillée dans une odeur d'intestin au milieu d'un peuple mélangé avec sa demeure comme l'abeille avec sa cire et son miel. Et longtemps nous suivons l'étroit sentier dans un tohu-bohu de foirail.
CLAUDEL, Connaissance de l'Est, 1907, p. 76.
P. métaph.
♦ [En association avec un espace abstr.]. V. aussi abstraire, ex. 25 :
4. Je touche au côté faible de du Guet et j'y appuie. Il avait trop vécu dans l'ombre, dans un couloir étroit, dans le corridor prolongé de sa doctrine, où il n'y avait lumière qu'à l'extrémité. Il n'a pas le bon sens élevé, l'étendue d'horizon, la stabilité de Bossuet...
SAINTE-BEUVE, Port-Royal, t. 5, 1859, p. 412.
♦ [En association avec le temps] Et lui se faufilait dans l'étroit couloir des minutes (MORAND, Champions du monde, 1930, p. 199).
♦ [En association avec une sensation] Engagée dans un couloir de douleurs (CHARDONNE, L'Épithal., 1921, p. 382).
Arg. Couloir de bois. Cercueil (cf. ESPARBÈS, Vent du boulet, 1909, p. 147). ,,Sortir par le couloir de bois. Mourir`` (CARABELLI, [Lang. pop.]).
2. Emplois partic.
a) [Lieux publ. de rassemblement]
THÉÂTRE. Passage de dégagement autour du parterre, des galeries et des loges. La fanfare (...) placée dans le couloir des secondes galeries (CHAMPFL., Souffr. profess. Delteil, 1853, p. 208).
ARÈNE. Intervalle circulaire entre la piste et les gradins. Des gens du couloir sautèrent dans l'arène (MONTHERL., Bestiaires, 1926, p. 546).
Spéc. au plur. Voisinage de la salle des séances d'une assemblée, où circulent les bruits officieux. Bruits, intrigues de couloirs; les couloirs de la Chambre, du Palais de Justice. Les combinaisons de couloirs et d'antichambre (Doc. d'hist. contemp., 1852-1959, p. 59).
b) [Moyen de transp.] Passage de dégagement permettant la circulation des voyageurs. Le couloir de la carlingue (MALRAUX, Espoir, 1937, p. 516). Le café Gobillot (...) tout en longueur comme un couloir d'autobus (FARGUE, Piéton Paris, 1939, p. 92). Parcourir les couloirs et les coursives (CENDRARS, Bourlinguer, 1948, p. 45).
En partic. Passage permettant l'accès aux compartiments d'un wagon; p. méton., les voyageurs qui l'occupent :
5. ... un vent glacial transperce les voyageurs du couloir.
— Vous ne pourriez pas nous ouvrir ces compartiments vides? demande Juliette au contrôleur qui passe en écrasant les gens contre les parois du wagon.
— Vous ne savez pas lire? C'est pour les occupants...
— Je ne comprends pas le patois, répond Juliette, et le couloir s'esclaffe.
E. TRIOLET, Le Premier accroc coûte deux cents francs, 1945, p. 66.
SYNT. Couloir d'entrée, de la maison; couloir central, obscur, ténébreux, vitré; le couloir aboutit, débouche, dessert, mène, relie; bout, détour, entrée, extrémité, fond, ombre du couloir; dédale, enfilade de couloirs; enfiler, traverser, suivre un couloir; déboucher, disparaître, s'enfoncer, s'engorger, errer dans un couloir; donner sur un couloir.
B.— Emplois techn.
1. CIN. Le couloir [est la partie de l'appareil cinématographique], dans lequel le film se déplace de haut en bas (GRAFFIGNY, Cours cinématogr., 1923, p. 87).
2. CIRCULATION
a) [Aérienne] Couloir aérien. Itinéraire fixé à la circulation des avions.
b) [Fluviale] Couloir d'écluse. Canal d'écluse (cf. Forest. 1946).
c) [Terrestre] Espace matérialisé sur une chaussée, pour réglementer la circulation. Couloir d'autobus, de circulation.
3. GÉOGR. Passage resserré entre deux rives, régions ou pays. Couloir rhodanien, de Dantzig :
6. Entre Metz et les Vosges restaient 80 kilomètres environ de frontière ouverte. Mais ce champ d'action était lui-même divisé en deux couloirs par la région des étangs, l'un, la trouée de Delme large de 40 kilomètres, l'autre, le couloir de Sarrebourg qui en avait à peine 20.
JOFFRE, Mémoires, t. 1, 1931, p. 115.
4. GÉOL. Dépression encaissée et verticale, à flanc de montagne. Lorsqu'on voyage dans les Alpes, on reconnaît fort bien ces couloirs : ce sont de vastes pentes entièrement dégarnies d'arbres, de rocs, et au bas desquelles sont accumulés des débris séculaires que la végétation envahit et recouvre à mesure qu'en s'amoncelant ils se servent de remparts à eux-mêmes (TOEPFFER, Nouv. genev., 1839, p. 449).
5. HABILLEMENT
a) Rare. Anneau dans lequel glisse un ruban ou un galon. Au centre de la cravate, à travers un petit couloir de métal (GIDE, Caves, 1914, p. 686).
b) Arg. ,,Échancrure du veston`` (ESN. 1966).
6. MÉTÉOR. Couloir de basse/haute pression. Zone atmosphérique comprise entre deux autres, de pression contraire.
7. MINES. Glissière disposée en pente pour assurer le transport du charbon ou du minerai. Le charbon (...) jeté à la pelle dans un couloir en tôle (E. SCHNEIDER, Charbon, 1945, p. 240).
8. SP. et JEUX. Bande longitudinale matérialisée sur une piste, un court ou un terrain de jeux. Couloir de tennis, de ski, de billard, de quilles (cf. PESQUIDOUX, Chez nous, 1923, p. 26).
Prononc. et Orth. :[]. Ds Ac. 1762-1932. Étymol. et Hist. 1704 mar. (Trév. : Couloir. On appelle ainsi le passage qui conduit dans les chambres du vaisseau); 1752-56 plus gén. (J.-F. BLONDEL, Architecture française, t. 3, p. 54 : les chapelles [...] sont toutes dégagées par un corridor ou couloir extérieur); 1866 les couloirs subst. masc. plur. « lieu où se transmettent les informations officieuses, les tractations plus ou moins secrètes » (Lar. 19e); 1786 alpinisme (SAUSSURE, Voy. Alpes, II, 565 ds QUEM. Fichier). Dér. du rad. de couler; suff. -oir. Bbg. Archit. 1972, p. 36. — GOHIN 1903, p. 377. — QUEM. 2e s. t. 4 1972.
II.
⇒COULOIR2, subst. masc.; COULOIRE, subst. fém.
Objet ou conduit en vue de l'écoulement d'un liquide.
A.— Récipient percé de trous, destiné à passer ou égoutter la partie liquide de certaines préparations. Synon. faisselle.
Spéc. Tamis recouvert d'une étamine, pour filtrer le lait qui vient d'être trait.
Rem. Attesté ds la plupart des dict. gén. du XIXe et XXe s. sous la forme couloire.
B.— SC. ET TECHNIQUES
1. ANAT., vx. Canal des humeurs excrémentielles. Les résidus transmis hors du corps par les différens couloirs (CUVIER, Anat. comp., t. 1, 1805, p. 16).
Rem. Ce sens, actuellement vx, affleure cependant à plusieurs reprises sous forme de compar. ou de métaph. (cf. couloir1 A 1).
Arg. ,,Couloire`` (G. DELESALLE, Dict. arg.-fr. et fr.-arg., 1896, p. 79). ,,Canal de l'urètre`` (G. DELESALLE, Dict. arg.-fr. et fr.-arg., 1896, p. 79). ,,Couloir aux lentilles`` (SANDRY, CARRÈRE, Dict. arg. mod., 1953, p. 55). ,,Anus`` (SANDRY, CARRÈRE, Dict. arg. mod., 1953, p. 55). P. anal. Le gosier, la bouche. Évacuer, schlinguer du couloir. Avoir une mauvaise haleine. Schlinguer du couloir, ou, comme on dit dans le grand monde, puer de la gueule (HUGO, Misér., t. 2, 1862, p. 168).
2. MÉTALL. Conduit pour l'écoulement d'un métal en fusion. Le métal s'écoule dans un couloir (BARNERIAS, Aciéries, 1934, p. 97).
Rem. Il y a des interférences de sens entre couloir1 et couloir(e)2, comme aussi dans certains emplois métaph. Cf. :
... quelle étrange ivresse il avait à dépouiller son âme la plus intérieure de tous les secours du raisonnement et à la faire passer seule dans le couloir, dans le filtre obscur du son! ...
PROUST, Du côté de chez Swann, 1913, p. 237.
Prononc. et Orth. :[]. Couloir ds Ac. 1694-1762; couloir, couloire ds Ac. 1798-1878; couloire ds Ac. 1932. Étymol. et Hist. 1. Couloir. a) Av. 1105 coledoir judéo-fr. « écuelle à fond de toile pour couler (le lait, etc.) à clair » (RASCHI, Gl., éd. Darmesteter-Blondheim, n° 229); 1376 coulouer (A.N. MM 30, f° 59 v° ds GDF. Compl.); 1378 couloir (Inv. Mobil. Duc Bourgogne, II, 32 [IGLF M. Âge]); qualité de ,,vx`` ds ROB. 1953; b) 1762 « canal qui rejette les humeurs excrémentielles » (Ac. : Les couloirs de la bile). 2. Couloire. Av. 1105 coledoire « passoire, tamis » (RASCHI, Gloses, éd. Darmesteter et Blondheim, n° 230); colieire (ID., ibid. ds PERLES, Beiträge zur Gesch. der heb. und aram. Studien, p. 106 d'apr. LEVY Trésor, p. 57 b); 1332 couloere (Compte d'Oudart de Lagny, A.N. KK 3 a, f° 139 r° ds GDF. Compl.); 1397, 13 mars couloire (Invent. de meubl. de la mairie de Dijon, A. Côte-d'Or, ibid.). Dér. du rad. de couler; 1 suff. -oir; 2 suff. -oire.
STAT. — Couloir1 et 2. Frq. abs. littér. :2 146. Fréq. rel. littér. :XIXe s. : a) 368, b) 2 4; XXe s. : a) 3 951, b) 5 139.

couloir [kulwaʀ] n. m.
ÉTYM. 1378, au sens I; coledoir au XIIe; de couler (var. de couloire), et -oir.
———
I Vx. Ce qui sert à faire couler. Couloire.
1 Techn. a Anciennt. Écuelle à fond de toile où l'on filtre le lait qu'on vient de traire.
b Mod. Conduit pour l'écoulement du métal en fusion.
2 (1762). Anat. (vx). Canal par lequel s'écoulent les humeurs.
3 Pop. || Puer, « schlinguer du couloir » (attesté notamment chez Hugo), de la bouche.
———
II Mod. et cour. (1704 sur un navire; mil. XVIIIe dans une construction; par métaphore du sens I).
1 Mar. Coursive.
2 Passage étroit et long, servant de dégagement pour aller d'une pièce à l'autre, dans une édifice… Corridor, galerie, passage. || Le couloir d'un appartement. || Couloir dallé. || Se promener, faire les cent pas dans les couloirs. || Enfiler un couloir.
1 « Quelle jolie maison ! » disait René parcourant les pièces du long rez-de-chaussée, le couloir voûté blanchi à la chaux, la galerie, regardant les boiseries, les meubles grêles et bien patinés.
J. Chardonne, les Destinées sentimentales, III, p. 368.
2 (…) un couloir, surtout s'il est long, nous attire. Ce couloir m'attirait. Son étroitesse, sa longueur (…) exerçaient sur moi comme une charme sombre. Confusément il me semblait qu'il fallait le suivre (…)
H. Bosco, Un rameau de la nuit, p. 62.
2.1 Au premier étage, n'y a-t-il pas un long couloir, très long, qui est commun à vous et aux autres dans cette maison, et qui fait que vous êtes ensemble et séparés à la fois ?
M. Duras, Moderato cantabile, p. 56.
Couloirs d'un théâtre ( Coulisse). || Couloir d'une arène, intervalle entre la piste et les gradins. (1866). || Couloirs d'une assemblée politique. || Conversations, intrigues de couloir (ou de couloirs) : conversations, intrigues qui ont lieu autour de la salle des séances.
3 Comme il faisait son opinion sur les pièces, les soirs de répétition générale, en parcourant les couloirs, et en écoutant les propos des critiques les plus réputés, on lui attribuait une certaine sûreté de jugement.
J. Romains, les Hommes de bonne volonté, t. V, XXV, p. 240.
Le couloir d'un wagon de chemin de fer. || Voyageurs entassés dans le couloir. || Compartiments à couloir latéral. || Couloir de circulation.
4 (…) une aventure commencée dans un hall de palace, dans un couloir de sleeping (…)
J. Romains, les Hommes de bonne volonté, t. V, IV, p. 28.
Couloir du métro : long passage menant aux quais. || Couloir de correspondance. Correspondance.
4.1 Le long couloir, d'un bout à l'autre, est vide et silencieux, très sale comme tous ceux de cette ligne de métro, jonché de papiers divers, depuis les journaux déchirés jusqu'aux emballages de bonbons, et maculé de traces humides plus ou moins innommables.
A. Robbe-Grillet, Projet pour une révolution à New York, p. 29.
Loc. (Angl. des États-Unis, death row). Les couloirs de la mort : les structures carcérales où sont emprisonnés les condamnés à mort.
3 Techn. Passage étroit. Canal, conduit. || Couloir où passe le film dans un appareil de projection de cinéma.
Système de transport de matériaux, rame d'éléments métalliques montés sur deux roues, circulant sur une voie en circuit fermé.Glissière en pente assurant le transport du charbon ou du minerai (dans une mine).
4 Géogr. Passage étroit sur le terrain. || Fleuve encaissé dans un profond couloir. Gorge.Le couloir de Dantzig. Corridor.
5 (…) le détroit redeviendra, cet hiver, le couloir sinistre où s'engouffrent, sous un ciel de plomb, toutes les rafales glacées de Russie (…)
Loti, Suprêmes visions d'Orient, p. 30.
6 Les remous se font plus puissants et plus vastes; puis le Brabant s'engage dans le « couloir ». Les rives deviennent berges et se resserrent.
Gide, Voyage au Congo, in Souvenirs, Pl., p. 697.
(1786). Géol., alpin. Ravin à flanc de montagne; ravin creusé dans la neige. || Couloir d'avalanche.
7 On donne à ces ravines ou pentes creusées par les neiges le nom de couloir.
H. B. de Saussure, Voyage dans les Alpes, II, p. 565 (1786).
5 Météor. || Couloir de basse, couloir de haute pression : zone atmosphérique comprise entre deux autres zones de pression contraire.
6 Zone étroite et allongée, servant de passage. Passage. || Couloir aérien : itinéraire que doivent suivre les avions pour atteindre leur destination.
Couloir (de circulation) : espace réglementé sur la chaussée. || Couloir réservé : partie de la chaussée réservée à certains véhicules. || Couloir d'autobus. || Couloir à contresens (dans une voie à sens unique). || Stationnement interdit dans les couloirs. || À Paris, les couloirs sont autorisés aux taxis.
7 Sports. Une des deux bandes situées de part et d'autre du rectangle formant la partie médiane d'un court de tennis. || Les couloirs ne sont utilisés que dans le double. || Coup dans le couloir.
Ski. Figure d'un slalom, comprenant deux, trois ou quatre portes horizontales.
Rugby. Passage entre la ligne de touche et les joueurs adverses, devant le trois-quart aile.
Courses. Bande longitudinale de la piste de course, matérialisée par un tracé, et réservée à un seul coureur dans les courses de vitesse. || Le couloir extérieur. || Course par couloirs, avec départ décalé.
HOM. Couloire.

Encyclopédie Universelle. 2012.

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